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World Cup 2010 in South Africa - Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud







I am taking a break in my philosophical writing on Lost Odyssey for this article I just wrote after 10 days of football viewings. This is my first World Cup that I watched as a football player as in having a proper experience in playing 11-a-side games (amateur player in a London Saturday league with Red Bee Media FC). After a few demands, I decided to post my opinion on a few teams. Unfortunately, I am sorry for non-french speakers but my article is entirely written in French as I prefer dealing with Football in my primary language, mostly due to me having grown accustomed to commentaries and analysis in French. My thanks to former Argentina's Captain Angel Marcos, who was a consultant for L'EquipeTV. It was by listening to him that I got the passion of game analysis.


Mes Favoris


De toutes les grandes nations footballistiques, je trouve que 
l'Argentine a de grandes chances d'aller loin. C'est une équipe homogène avec de bons joueurs dans tous les compartiments du jeu. Ils ont des joueurs comme Messi qui peuvent faire basculer un match sur un coup de génie, et ils ont un joueur comme Carlos Tevez, qui non seulement est un très bon attaquant mais c'est aussi le premier défenseur de l'équipe. Tevez, a l'instar d'un pitbull sur sa proie, ne lâche rien et continue de peser sur la défense adverse même lorsque l'Argentine n'a pas le ballon. Le seul joueur européen à en faire autant est l'Anglais Wayne Rooney. De plus, les joueurs argentins adorent leur sélectionneur Diego Maradona, cela contribue à une bonne ambiance en interne, fondamental dans le succès d'une équipe. Enfin, Diego Milito et Sergio Aguero sont prêts à prendre la relève depuis le banc, alors qu'ils seraient titulaires dans quasiment toutes les autres sélections présentes au Mondial.


Autre équipe qui a mes faveurs, 
l'Allemagne dispose d'une équipe de jeunes loups aux dents longues. Quand on se dit que la moyenne d'âge est inférieure a 25 ans, on peut penser que le manque d'expérience pourrait peser lourd dans la balance. 
Pourtant, malgré leur jeunesse, la Mannschaft reste bien disciplinée et organisée. Ils pressent bien lorsqu'ils n'ont pas le ballon, ils défendent en bloc et le gardien Manuel Neuer fait mieux que d'être une simple doublure de Rene Adler (forfait pour ce Mondial sur blessure) Offensivement, ils jouent très bien, que ce soit en profondeur, décalages, débordements et courses croisées ou même dans des registres plus classiques. Malgré l'absence de Michael Ballack, blessé peu de temps avant le tournoi, la jeune garde allemande a su prendre ses responsabilités, en témoigne l'influence de Bastian Schweinsteiger et surtout Mesut Özil. La défaite contre la Serbie reste selon moi un accident dû à un très mauvais arbitrage, l'Allemagne ayant montré un très bon visage après l'expulsion plus que contestable de Miroslav Klose. Rappelons que ce dernier comptabilise déja 11 buts en phase finale de Coupe du Monde (5 buts en 2002, 5 buts en 2006 et 1 but pour le moment).

Les Pays-Bas n'ont pas encore montré tout leur potentiel, mais s'ils montent en puissance, ils seront de sérieux candidats au sacre final. Si Robin Van Persie cesse son festival de ratés invraisemblables, si Arjen Robben ne se blesse pas d'ici la finale (il n'a pas encore joue), cette équipe a les arguments pour s'imposer en champions. Leur seul défaut pour le moment, c'est une relative maladresse dans le dernier geste.


L'Espagne
, ne l'oublions pas, reste une très bonne équipe. A part la maladresse des 30 derniers mètres qu'ils doivent absolument corriger, c'est une équipe qui maîtrise bien le ballon et qui sait le conserver. Seul bémol, la domination de l'Espagne sur le jeu est telle que la moindre contre-attaque peut prendre au dépourvu les défenseurs qui finissent par s'habituer a regarder leurs coéquipiers jouer et c'est ainsi que sur leurs rares contres que les Suisses vont battre Casillas. Offensivement, on sait la force de frappe des espagnols avec des joueurs tels que David Villa ou Fernando Torres. Eux aussi ont fait preuve d'une imprécision indigne de leurs habitudes en club. S'ils commencent a mettre le ballon au fond des filets, ils seront difficiles a arrêter. Et si en plus, on se souvient que sur le banc espagnol se trouvent des joueurs tels que Cesc Fabregas ou Juan Manuel Mata... A ce que j'ai pu voir contre la Suisse, les Espagnols ont attaqué de manière trop conservatrice et ont fini par s'en remettre aux dribbles du jeune Jesus Navas dont l'entrée en seconde mi-temps a apporté beaucoup de fraîcheur dans le jeu ibérique.  Et puis rien n'est plus dangereux qu'une bête blessée. De plus, Gérard Houllier disait qu'une "grande équipe ne perd jamais deux fois de suite." Aux Espagnols de lui donner raison.


Le Brésil a peiné à convaincre face à la Corée du Nord. Pourtant ils possèdent des joueurs capables de faire la différence sur une action. Leur potentiel leur permet d'aller loin, reste aux joueurs à le montrer, notamment en n'oubliant pas que le football reste un sport collectif, ce que 
Robinho a parfois tendance à oublier bien qu'il soit si précieux dans l'animation offensive  Bien que le sélectionneur Dunga impose un jeu plus organisé et plus défensif que ses prédécesseurs, les Auriverde restent un vivier exceptionnel de talents avec quasiment les meilleurs mondiaux à chaque poste. Un exemple ? Voir Daniel Alves remplaçant est tellement dommage car il est le meilleur sans doute le meilleur latéral droit du monde.... derrière l'autre brésilien titulaire Maicon. S'ils montent en puissance comme ils l'ont prouvé face à la Côte d'Ivoire, ils seront de sérieux prétendants à la victoire finale.  Les sous-estimer maintenant serait dangereux. La clé : la forme de Kaká durant le tournoi pourrait s'avérer déterminante. 


Les Bonnes Surprises

L'Uruguay reste un mystère. Elle compte en son sein des joueurs telles que Diego Forlan dont la réputation n'est plus à faire et Luis Suarez. Si elle continue sur sa lancée comme contre l'Afrique du Sud, elle peut créer la surprise. Mais je ne la vois pas aller loin non plus car n'oublions pas qu'elle n'a pas été bonne contre la France (ce qui ne devrait pourtant pas être difficile).

Le Paraguay et le Chili ont également montré de belles choses. Il est encore difficile de cerner le potentiel de ces équipes qui ne comptent que pour noms clinquants (et encore c'est gentil) Roque Santa Cruz côté paraguayen et Alexis Sanchez côté chilien.

Le Ghana a montré un potentiel intéressant malgré l'absence de Mickael Essien dans l'entrejeu. Très bonne physiquement et techniquement, le pays dont la sélection des jeunes a été championne du monde des moins de 21 ans a toutes qualités pour être le porte-drapeau du continent africain. 

La Slovénie, bien que nouveau venu dans ce Mondial a démontré des qualités de jeu que l'on attendait pas d'elle et constitue une réelle surprise.

Enfin, les Etats-Unis sont une demi-surprise de ce tournoi. Demi seulement car elle a déjà prouvé sa qualité lors de la précédente Coupe des Confédérations où elle a mis fin à l'impressionnante série de victoire de l'Espagne en demi-finale, s'inclinant face au Brésil en finale après avoir pourtant mené au score. L'équipe américaine joue bien collectivement et peut s'appuyer sur le talent de Landon Donovan pour faire la différence. Surprise car elle a tenu la dragée haute à l'Angleterre alors qu'on lui prédisait l'enfer. Surprise car elle a fait preuve de ressources mentales impressionantes pour arracher le nul face à la Slovénie (2-2) après avoir été menée 2-0 à la mi-temps. Elle aurait même pu arracher la victoire si le 3e but n'avait pas été injustement refusé. Un bémol toutefois, les interventions défensives restent très limites, ce qui les exposent beaucoup aux cartons jaunes (potentiellement rouges).

Equipes
 Asiatiques

Je pensais au vu de sa préparation que le Japon serait venu prendre une 
rouste et repartir aussi sec. Bien au contraire, j'ai été agréablement surpris en voyant une équipe qui joue bien sur presque tous les compartiments du jeu. D'abord, en défense, les joueurs se replacent très vite dès que le ballon est perdu, ils pressent haut en permanence, ce qui provoque soit des erreurs adverses, soit de longs ballons en profondeur prévisibles. De plus, ils quadrillent bien le terrain, ce qui fait qu'ils posent beaucoup de problèmes aux équipes adverses pour construire leur jeu. En phase offensive, ils proposent un jeu plaisant, alternant passes courtes, profondeurs, dribbles, le tout dans un style très similaire à celui des Pays-Bas. Son problème no 1, tout comme le sélectionneur Takeshi Okada l'a déjà souligné : le Japon ne possède pas en son rang un "tueur" des surfaces (c'est-à-dire un attaquant de grande classe), ce qui le contraint à positionner son prodige Keisuke Honda en attaque alors qu'il est milieu offensif à la base.

La Corée du Sud est également une bonne équipe. D'un niveau homogène, disciplinée tactiquement, je dirais d'elle la même chose que ce que j'ai dit précédemment pour le Japon. Petit plus pour la Corée du Sud, leurs attaquants me semblent meilleurs que leurs homologues nippons, et ils possèdent de très bons joueurs ayant une expérience européenne qui assument leur rôle de leader sur le terrain. Je pense notamment à Park Ji-Sung (Manchester United), Lee Young-Pyo (actuellement à Al-Hilal mais passé par le PSV EindhovenTottenham et Dortmund) et surtout Park Chu-Young (AS Monaco), tous les trois très bons techniquement.

La Corée du Nord a également surpris les observateurs lors de sa confrontation avec le Brésil. Bien que très défensive avec 5 défenseurs alignés derrière 3 milieux défensifs, ils ont su monter en attaque quand il le fallait. Il n'en reste pas moins qu'ils ont brillamment contré les velléités offensives de la sélection auriverde. Un bémol toutefois dans un jeu de passes parfois approximatif et souvent précipité, ce qui ce traduit par les nombreuses interceptions brésiliennes. Mention spéciale au "Rooney nord-coréen" Jong Tae-Se qui m'a impressionné dans toutes les facettes de son jeu : jeu de tête, jeu en soutien, protection de balle, vision du jeu, repli défensif, confiance en soi. On lui reprochera juste de parfois "s'enflammer" et tenter des frappes précipitées et imprécises alors que d'autres options collectives étaient possibles.

Les Déceptions

Difficile de ne pas parler des déceptions sans évoquer la sélection dont le maillot est frappé du coq. L'équipe de France tourne actuellement au cirque, à la parodie et au psychodrame, minée par les conflits internes alors qu'ils ont tous tenté d'afficher leur unité. Vincent Duluc l'évoque dans ces termes lourds de sens : "Leur seule manière d'être une équipe, ce n'est pas quand ils jouent, mais quand ils refusent de s'entraîner". Un gâchis invraisemblable étant donne la qualité individuelle des joueurs. Mais comme quoi, il ne suffit pas d'aligner les joueurs pour faire une équipe. A regarder la France jouer, on en arrive à penser que la totalité des autres équipes du tournoi jouent mieux que la sélection tricolore. On dirait presque que certains joueurs ont oublié les fondamentaux qui font qu'on gagne un match. Fébrilité et surtout passivité défensive, offensivement pauvre et prévisible, très peu de mouvements sans ballon, peu disciplinés tactiquement, en un mot : navrant. Je ne reviendrais pas non plus sur les choix du sélectionneur, sujet qui a été traité en long, en large et en travers dans la presse française comme dans la presse internationale. Si je devais épargner quelques joueurs, ce serait :
  • La paire de récupérateurs Abou Diaby-Jérémy Toulalan qui doivent jouer les pompiers de service car certains attaquants "marchent" au lieu de se replacer. Example : suite à un coup-franc raté de Nicolas Anelka, ce dernier regardait les mexicains partir à l'attaque sans rien faire. Affligeant... Toulalan, qui sera suspendu pour le match contre l'Afrique du Sud, a écopé d'un carton jaune en se sacrifiant, interrompant une contre-attaque mexicaine qui aurait pu se conclure sur un but.
  • Hugo Lloris, toujours impeccable sur sa ligne, ne peut rien sur les 2 buts mexicains.
  • Les latéraux Patrice Evra et Bacary Sagna ainsi que Florent Malouda, les seuls à courir et tenter de provoquer la défense adverse
  • Mathieu Valbuena qui amène de la fraîcheur et du pressing. C'est aussi le seul joueur français que j'ai vu appliquer le pourtant très basique "pass & move". Entré tard face au Mexique, il n'a pas assez eu le ballon pour percuter sur son aile droite.
A l'heure actuelle, l'équipe de France est la risée de ce Mondial, au point que les commentateurs de la BBC et de ITV, souvent prompts à s'en moquer, en ont presque pitié. Etant donné l'ampleur des dégâts, je souhaite à Laurent Blanc, un entraîneur que j'estime particulièrement, beaucoup de courage et de chance pour la reconstruction. La rédemption est à ce prix.

Le Portugal est pour l'instant une déception par rapport a ses ambitions et son standing. Mais voila, un seul joueur ne peut faire une équipe. Or la sélection portugaise est pour le moment bien trop dépendante de Cristiano Ronaldo, ce qui la rend très prévisible et rarement dangereuse. Son gros problème est que les autres joueurs ne sont pas au niveau de la star lusitanienne. Il devient donc difficile de penser à gagner une Coupe du Monde en ne comptant que sur les exploits d'un seul joueur, ô combien talentueux soit-il.
MAJ : En visionnant le match contre la Corée du Nord, le Portugal a proposé un jeu collectif séduisant, utilisant bien toute la largeur du terrain et a semblé moins dépendante de Cristiano Ronaldo qui a su mettre en valeur ses partenaires. Fort prometteur pour le reste de la compétition si elle peut continuer sur sa lancée (7-0 contre la sélection nord-coréenne).

Les équipes africaines, à l'exception du Ghana et dans une moindre mesure la Côte d'Ivoire, ont également déçu pour la Coupe du Monde se déroulant sur leur continent. Un fond de jeu correct parfois plaisant mais sans plus, mais surtout une perte de sang-froid souvent limite qui ont obligé les arbitres à sortir la biscotte rouge. C'est ce qu'on appelle se tirer une balle dans le pied, puisqu'ils se retrouvent à jouer en infériorité numérique souvent pour des raisons aussi stupides qu'inutiles. Le Cameroun a souffert notamment dans le domaine tactique, Samuel Eto'o étant aligné ailier droit au lieu d'être à la pointe de l'attaque. Bien qu'il occupe le même rôle à l'Inter Milan, il convient de rappeler que c'est aussi parce qu'il y a Diego Milito en pointe que José Mourinho peut se permettre ce luxe. Le Nigéria n'est plus, depuis quelques années, le fleuron du football africain, notamment parce que la sélection n'a pas su tourner les pages Yekini et Okocha. L'actuel capitaine Nwankwo Kanu n'a plus ses jambes de 20 ans. L'équipe semble davantage en reconstruction qu'en rôdage.

Je trouve que la Cote d'Ivoire dont le jeu a été plaisant ne s'en sort pas mal dans son "groupe de la mort", si ce n'est une certaine maladresse dans les 25 derniers mètres, malgré l'absence de Didier Drogba pendant une grande partie du match. Le retour de Drogba peut changer beaucoup de choses s'il confirme sa montée en puissance. Mais au vu de la première mi-temps ivoirienne contre le Brésil, ce n'est pas encore le cas. De plus, ses errements défensifs lui ont coûté le match contre le Brésil. Et lorsque les attaquants se nomment Luis Fabiano (O Fabuloso) ou Robinho, cela ne pardonne pas. Au final, je reste sur une impression plutôt mitigée.

Que dire de 
l'Angleterre ? Le pays fondait pourtant beaucoup d'espoir sur la sélection des "Three Lions" emmenée par Fabio Capello. Depuis le début de la phase finale du Mondlal, l'équipe flamboyante de la préparation a laissé place à une équipe approximative défensivement et maladroite offensivement. Après un début prometteur contre les Etats-Unis jusqu'à la bourde "so british" du gardien Robert Green, les Anglais n'ont rien montré de rassurant contre l'AlgérieLes attaquants peu décisifs, les milieux d'une adresse rédhibitoire, les défenseurs lents et fébriles, le poste de gardien de but prêtant toujours autant à controverse,  que reste-t-il à la Perfide Albion ? Peut-être que chanter "God save the team" fera la différence. Un sursaut est attendu contre la Slovénie, faute de quoi les tabloïds britanniques ne manqueront pas d'inspiration pour faire savoir le mécontentement populaire pendant de longues semaines.

Qu'il semble loin le temps où l'Italie comptait dans son rang des joueurs parmi les meilleurs mondiaux. Le problème transalpin : des joueurs trop ordinaires à chaque poste, pas mauvais mais pas exceptionnels non plus. Les exceptionnels n'ont pas été selectionnés, ont pris leur retraite internationale ou encore ne sont pas les bienvenus. Je pense à des joueurs comme Francesco Totti, Alessandro Del Piero ou le fantasque Antonio Cassano voire l'imprévisible Mario Balotelli. Par ailleurs, Marcello Lippi a amené en Afrique du Sud l'équipe avec la moyenne d'âge la plus élevée du mondial. A qui la faute ? Peut-être à une jeunesse qui n'a pas su répondre aux attentes et aux espoirs placés en elle. Il n'y a qu'à voir en guise d'illustration Sebastien Giovinco se morfondre sur le banc de la Juventus de Turin alors qu'on lui prédisait un brillant avenir.


Quid du ballon ?

Enfin, une petite pique sur Jabulani, ballon par Adidas fortement critiqué par les joueurs, gardiens et entraîneurs. N'ayant jamais touché ce ballon, ni même une réplique, je n'oserais me lancer dans une critique que je ne pourrais justifier. Cependant, depuis le début de la compétition, on a pu voir beaucoup de centres et de tirs complètement ratés (trop hauts) et aucun coup-franc cadré convenablement. Après c'est une question de préférence personnelle. En ce qui me concerne, par exemple, je n'aime pas particulièrement les ballons Nike, mon préféré restant le Teamgeist d'Adidas.

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